Dans de nombreuses entreprises, des véhicules sont mis à disposition des salariés. Mais entre voiture de fonction et voiture de service, les règles ne sont pas les mêmes.
Et lorsqu’un véhicule est attribué depuis de nombreuses années, qu’il a été présenté comme un avantage à l’embauche ou que sa suppression est appliquée de façon inégale, les salariés ne doivent pas penser qu’ils n’ont aucun recours.
✅ Voiture de fonction : un avantage protégé
La voiture de fonction peut être utilisée pour les déplacements professionnels et personnels. Elle constitue donc un avantage en nature, intégré à la rémunération.
👉 Lorsqu’elle est prévue dans le contrat de travail, l’employeur ne peut pas la retirer seul. Son retrait nécessite l’accord du salarié.
🔧 Voiture de service : un outil de travail… mais pas un sujet anodin
La voiture de service est en principe réservée à l’activité professionnelle. Elle ne fait pas partie de la rémunération, et l’employeur peut en théorie la retirer plus librement.
Mais la réalité est souvent plus complexe.
Lorsqu’un véhicule est mis à disposition depuis de nombreuses années, qu’il a servi d’argument d’embauche ou qu’il est devenu un élément habituel de l’organisation du travail, sa suppression ne peut pas être traitée à la légère.
⚖️ Une règle doit être claire… et la même pour tous
Si la direction affirme retirer les véhicules aux salariés qui ne font plus de terrain, encore faut-il que cette règle soit :
- claire ;
- objective ;
- connue ;
- et appliquée à tous de la même manière.
❗ Si certains salariés perdent leur véhicule pendant que d’autres le conservent dans une situation comparable, la question de l’égalité de traitement se pose.
✊ La CFDT le rappelle
Derrière la suppression d’un véhicule, il y a des enjeux concrets de conditions de travail, de pouvoir d’achat, d’organisation des déplacements et de respect des engagements pris envers les salariés.
La CFDT demande donc :
- de la transparence ;
- des critères clairs ;
- et un traitement équitable pour tous.
🤝 Salariés concernés : ne restez pas seuls
Si vous êtes concerné, ne restez pas isolé.
Rapprochez-vous de la CFDT pour faire vérifier votre situation et défendre vos droits.


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